Le millésime 2011

Une climatologie folle et inédite…

La plupart des propriétés avaient fini leurs vendanges fin septembre, notamment dans le Médoc où il est courant de ramasser les derniers cabernets à la mi-octobre. Cette précocité a aussi été celle des vendanges en blanc, commencées le 16 août à Haut Brion ! Un record.
Le millésime 2011 est par ailleurs celui d’une climatologie folle et inédite. Un printemps incroyablement chaud et sec, un juillet qui fut le plus arrosé depuis trente ans, aout normal, septembre d’abord pluvieux puis anormalement chaud : il fallait avoir le cœur bien accroché pour garder son calme à l’approche de vendanges difficiles, guettées en permanence par la présence de la pourriture.

Tout cela a créé des conditions délicates, et il est évident que ce millésime ne saurait se comparer à ses deux glorieux prédécesseurs. Pour autant, sous réserve d’avoir bien trié leurs raisins, les viticulteurs consciencieux ont du bon vin dans leurs chais. Ceux du Médoc, dont les cabernets ont bénéficié des journées de grand soleil de la mi-septembre, et qui ont pris le risque d’attendre un peu malgré une pourriture menaçante, ont des cuves de très belles qualités. Idem à Saint Emilion.

  • Une vidéo qui explique bien le caractère capricieux du millésime 2011 (Domaine de Chevalier, Olivier Bernard) est visible ici.
  • Apparamment le millésime est exceptionnel à Sauternes (vins liquoreux).  Dans la majorité des situations, la récolte a été entièrement réalisée au cours du mois de septembre, avec trois tries principales. Les teneurs en sucre ont atteint des sommets, dépassant sans difficulté des niveaux de 21 à 22 degrés potentiels, et parfois des concentrations telles (28 degrés potentiels et plus…) qu’il a fallu être réactif. Des pluies très éparses et d’intensité correcte ont en effet ponctué le mois de septembre, permettant au Botrytis de s’installer rapidement sur des raisins parfaitement mûrs…
  • D’ après un “post” envoyé par Decanter.com: les Merlots de la rive droite sur les sols argilo-calacaires ont donnés de très bons résultats, ce qui n’est pas le cas sur les Merlot plantés sur sols de Graves ou de sables.